31.10.2019.
Avant la pluie
Il ne sait s'il appartient à Dieu ou au diable
Avant la pluie
Il doute de tout ce qu'il fait ou ne fait pas
Avant la pluie
Il aime ce qu'il déteste et déteste ce qu'il aime
Avant la pluie
Il souffre d'être séparé de lui-même et des autres
Avant la pluie
Il ne regarde que lui, même au sein du monde
Après la pluie
tout est résolu
FELIPE
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jeudi 31 octobre 2019
dimanche 22 septembre 2013
A la maison
Ce qui se passe ici me dépasse
Face à l'esprit qui voyage je ne suis que serviteur
Nourrissant le corps pour que l'âme s'exprime
Sans le savoir pour ce qui est à venir
Ne confondez pas le serviteur avec l'esclave
Ni le silence avec l'ignorance
Quand une chose est à sa place
Point de désordre dans le Chaos
Don Felipe
22.09.2013
Face à l'esprit qui voyage je ne suis que serviteur
Nourrissant le corps pour que l'âme s'exprime
Sans le savoir pour ce qui est à venir
Ne confondez pas le serviteur avec l'esclave
Ni le silence avec l'ignorance
Quand une chose est à sa place
Point de désordre dans le Chaos
Don Felipe
22.09.2013
dimanche 7 avril 2013
"Dans son rêve...
07.04.2013
...il ne comprenait pas pourquoi la femme descendait de l'eau pour venir puiser de l'air... A l'évidence, il n'était pas conscient qu'il rêvait. Le fait que l'espace ai quelque chose d'anormal comme l'eau en haut et l'air en bas, ne l'interpellait pas le moins du monde... mais ce que faisait la femme... "Elle puise de l'air pour vivre dans l'eau, comme nous puisons de l'eau pour vivre dans l'air", se dit-il. Mais il ne voyait toujours pas qu'il rêvait...
...il ne comprenait pas pourquoi la femme descendait de l'eau pour venir puiser de l'air... A l'évidence, il n'était pas conscient qu'il rêvait. Le fait que l'espace ai quelque chose d'anormal comme l'eau en haut et l'air en bas, ne l'interpellait pas le moins du monde... mais ce que faisait la femme... "Elle puise de l'air pour vivre dans l'eau, comme nous puisons de l'eau pour vivre dans l'air", se dit-il. Mais il ne voyait toujours pas qu'il rêvait...
mercredi 20 juillet 2011
choses courbées
13.07.2011
La nature est telle qu'elle est :
les choses courbées n'ont pas besoin d'arc,
les choses droites n'ont pas besoin de lignes,
les choses rondes n'ont pas besoin de compas,
les choses rectangulaires n'ont pas besoin d'équerres,
les choses qui s'unissent n'ont pas besoin de colle,
les choses qui s'attachent n'ont pas besoin de cordes.
Toutes les choses naissent, spontannées,
sans savoir d'où elles viennent,
ni comment elles sont produites,
et chacune possède des qualités intrinsèques.
Cela se passe ainsi, depuis des temps immémoriaux,
dans l'état de la nature.
(Tchouang Tseu ; Aphorismes)
La nature est telle qu'elle est :
les choses courbées n'ont pas besoin d'arc,
les choses droites n'ont pas besoin de lignes,
les choses rondes n'ont pas besoin de compas,
les choses rectangulaires n'ont pas besoin d'équerres,
les choses qui s'unissent n'ont pas besoin de colle,
les choses qui s'attachent n'ont pas besoin de cordes.
Toutes les choses naissent, spontannées,
sans savoir d'où elles viennent,
ni comment elles sont produites,
et chacune possède des qualités intrinsèques.
Cela se passe ainsi, depuis des temps immémoriaux,
dans l'état de la nature.
(Tchouang Tseu ; Aphorismes)
lundi 13 juin 2011
La tête...
13.06.2011
La tête est une montagne
Les pieds sont une rivière
Et le coeur me regarde vivre
Entre montagne et rivière.
La tête est une montagne
Les pieds sont une rivière
Et le coeur me regarde vivre
Entre montagne et rivière.
vendredi 4 février 2011
Ré-enchantement
28.11.2010
"Ce que je me dis de moi-même me poursuit. C'est fou ce que le hasard me ressemble ! Je pense, donc je m'ensorcèle. L'idée que je me fais des autres, du monde et de moi-même détermine ma façon de vivre et les situations qui se présentent. Il y a un inexorable effet de boomerang et de miroir. Ce que je pense des autres, ils me le renvoient. Et finalement, les mouvements internes qui m'animent ont bien plus d'importance que les situations extérieures. Une même situation peut être vécue différemment, selon que je me jette des sorts ou que je ré enchante mon existence."
(Jean-Luc Colnot : L'Art Obscur)
"Ce que je me dis de moi-même me poursuit. C'est fou ce que le hasard me ressemble ! Je pense, donc je m'ensorcèle. L'idée que je me fais des autres, du monde et de moi-même détermine ma façon de vivre et les situations qui se présentent. Il y a un inexorable effet de boomerang et de miroir. Ce que je pense des autres, ils me le renvoient. Et finalement, les mouvements internes qui m'animent ont bien plus d'importance que les situations extérieures. Une même situation peut être vécue différemment, selon que je me jette des sorts ou que je ré enchante mon existence."
(Jean-Luc Colnot : L'Art Obscur)
lundi 16 août 2010
Offrande à la Pachamama
KKOCHO A PACHAMAMA
Suttiquita aisarispa
qaillaicamuni, Pachamama
Yawar qonqorlla suchuspa
chaijatamuni, Pachamama
qori qaqa, k'uichi ppacha
qoillor ttiquita, Pachamama
Imantintin munainiyoi
may tucuy ricuj, Pachaqaman
Janajpacha k'anchajqocha
kollke aquilla, Pachaqaman
Inti kkoñi causaitapas
aipullawaicu, Pachaqaman
Unu para qarpatapas
chchajchumuwaicu, Pachaqaman
Ama yareqai watapas
chayamuchunchu, Pachaqaman
wajcha wawaiquicunata
ricullawaicu, Pachaqaman.
J'invoque ton nom
je m'approche de toi, Pachamama
Genoux sanglants
je viens à toi, Pachamama
Répandant des fleurs de lila
je m'incline devant toi, Pachamama
Pierre d'or, vêtement d'arc-en-ciel,
Fleur d'Étoile, Pachamama.
Seigneur puissant
qui tout contemples, Pachaqaman,
Lac du ciel,
calice d'argent, Pachaqaman
Donnes-nous la chaleur du soleil
qui prodigue la vie, Pachaqaman.
Arrose-nous de l'eau de ta pluie
Pachaqaman,
que ne vienne pas d'année de famine,
Pachaqaman.
Et tes enfants orphelins,
ne les oublie pas, Pachaqaman.
(Prière Quechua)
samedi 24 juillet 2010
Qui sait ne parle pas
24.07.2010
Qui sait ne parle pas
Qui parle ne sait pas
Condamne tout passage
Ferme toute ouverture
Emousse tout tranchant
Dénoue ton écheveau
Unifie toutes lumières
Mèle toutes poussières
Là réside l'Identité mystérieuse
Tu ne peux l'approcher
Non plus que t'en distraire
Lui porter bénéfice
Non plus que préjudice
Lui conférer honneur
Non plus que déshonneur
Rien dans tout l'univers ne la passe en noblesse
(Lao Tseu : Tao-tê-king : 56)
Qui sait ne parle pas
Qui parle ne sait pas
Condamne tout passage
Ferme toute ouverture
Emousse tout tranchant
Dénoue ton écheveau
Unifie toutes lumières
Mèle toutes poussières
Là réside l'Identité mystérieuse
Tu ne peux l'approcher
Non plus que t'en distraire
Lui porter bénéfice
Non plus que préjudice
Lui conférer honneur
Non plus que déshonneur
Rien dans tout l'univers ne la passe en noblesse
(Lao Tseu : Tao-tê-king : 56)
dimanche 11 juillet 2010
Religions naturelles
AU SUJET DE "RELIGIONS NATURELLES, INSTINCT ET PLAISIR",
UN COLLAGE DE PHILIPPE NAUDET
par Philippe Pissier
par Philippe Pissier
Dans le bac à tête de l'émoi central, le Vert prédomine et dévalise les cabanes à foutre, les cavales à fouler le soc de la queue dressée, inhumée dans la bouche de la goule aux ailes suées.
C'est que le Vert, couleur de l'Ange aux braises vraies, se scinde et se ressoude, se renouvelle masque diabolique, faiseur de chaînes et maillons, singe-mercure de secrétions jointes & liées, bourreau qui enchaîne poignards et huîtres, vulves et membres de sang irrigués, yin et yang, pines et fourreaux, lueurs et éteignoirs, marquises déchues et fouets de la populace.
Lunes et soleils, enfin.
C'est que fière fièvre, rut et Satan de Nature dansent, damnent, joyeux sabbat, dans l'image de Naudet, âne de Dyonisos, âme de vin dans les espaces troués, et l'inquiétante icône, vertige du phallus qui perce les cieux - couronne centrale, mythique - perce les cieux de la paradisiaque minette - retour au Corps, arrivée du même au point Zéro de l'autre.
Paradis à jouir sur Terre de Magie, Notre-Dame ou Rien. Notre-Dame est Rien, mâle ou femelle, orifice de nuit, l'alchimie de l'étreinte à l'assaut de la joie qui nous manque - tant nous manque en ce monde où expirent les rires des loutres, les tristesses des louves, le brin d'herbe à embrasser lorsque tout est perdu - et dès le toujours du toujours.
Mais c'est aussi l'assaut-fusion des dents de Kali, en un seul croc seul. Et le Vert est Vert du Vert contre Dieu - Vert Conquérant qui ensevelit les larves du Sacré - Vert du Seul Amour, le nôtre, le plus pur au sein du plus noir…
Philippe Pissier, novembre 2002.
vendredi 9 juillet 2010
L'agrégat de Dieu
01.2001
Quelqu'un a dit : "Personne n'a jamais vu Dieu", mais nous disons "Tous voient Dieu journellement, mais nul ne le reconnaît." Ho ! stupeur de l'évidence éclatante que nul ne voit ! Ho ! humour trop cruel du Parfait qui resplendit ! Ho ! stupidité maudite de notre orgueilleuse malice qui nous aveugle totalement !
(Louis Cattiaux : Le message retrouvé. Livre XXVI-24')
Quelqu'un a dit : "Personne n'a jamais vu Dieu", mais nous disons "Tous voient Dieu journellement, mais nul ne le reconnaît." Ho ! stupeur de l'évidence éclatante que nul ne voit ! Ho ! humour trop cruel du Parfait qui resplendit ! Ho ! stupidité maudite de notre orgueilleuse malice qui nous aveugle totalement !
(Louis Cattiaux : Le message retrouvé. Livre XXVI-24')
dimanche 20 juin 2010
Le rêve de Tchouang
05.2008
Une fois, moi, Tchouang Tseu, je rêvai
Que j'étais un papillon voletant de-ci, de-là,
Butinant, satisfait de mon sort et ignorant
Mon état humain.
Brusquement je m'éveillai et me retrouvai,
Surpris d'être moi-même.
A présent je ne sais plus si je fus un homme
Rêvant d'être un papillon,
Ou si je suis un papillon rêvant d'être un homme.
Entre le papillon et moi existe une différence :
C'est ce qu'on appelle la mutation constante.
(Tchouang Tseu : Aphorismes)
Une fois, moi, Tchouang Tseu, je rêvai
Que j'étais un papillon voletant de-ci, de-là,
Butinant, satisfait de mon sort et ignorant
Mon état humain.
Brusquement je m'éveillai et me retrouvai,
Surpris d'être moi-même.
A présent je ne sais plus si je fus un homme
Rêvant d'être un papillon,
Ou si je suis un papillon rêvant d'être un homme.
Entre le papillon et moi existe une différence :
C'est ce qu'on appelle la mutation constante.
(Tchouang Tseu : Aphorismes)
mardi 15 juin 2010
Une vie pour une vie
07.2008
Depuis toujours la nature se nourrit d'elle-même ;
mais tuer pour vivre est un fait que nous préférons ignorer.
Depuis toujours la nature se nourrit d'elle-même ;
mais tuer pour vivre est un fait que nous préférons ignorer.
jeudi 13 mai 2010
TRESOR DU COEUR
Par ces temps de décadence, hélas, la vraie noblesse de cœur
A quitté l’âme des êtres et ils agissent de façon trompeuse :
La raison est tordue et le verbe retors,
Qui peut croire un instant à ce marché de dupes ?
A la triste vue des êtres de cet âge décadent, je me sens si confus.
Quel malheur ! Peut-on encore se fier aux paroles d’un autre ?
Nous sommes sur une île peuplée d’horribles démons cannibales :
Pensez-y et accordez-vous la plus grande des grâces !
Longtemps, votre principe conscient a erré, solitaire ;
Pressé par le karma, il a pris ici renaissance.
Bientôt, comme un cheveu extrait du beurre,
Vous partirez tout seul, laissant tout derrière vous.
Comme je ne puis que me vouloir du bien,
Il ne me reste plus qu’à être honnête avec moi-même ;
Si je n’accomplis pas, pour moi-même, la quintessence du Dharma,
N’aurai-je pas, moi-même, détruit mon existence ?
Il n’est rien de plus vil que les pensées et les actes des êtres de cet âge décadent : Personne ne vous aidera ; on cherchera plutôt à vous mystifier,
Et vous-même, vous aurez grand-peine à aider quiconque…
Et si vous coupiez court à toute dispersion ?
Servez-les : vos supérieurs ne seront jamais satisfaits ;
Protégez-les : vos inférieurs ne seront jamais contents ;
Aimez-les : jamais les gens ne se soucieront de vous.
Songez-y, et décidez-vous !
Les érudits ne servent plus la Doctrine et les polémiques font rage ;
Les maîtres accomplis ne peuvent faire le bien d’autrui et les calomnies prolifèrent,
Les dirigeants n’arrivent plus à satisfaire le peuple et la révolte gronde.
Contemplez notre époque jusqu’à en être écœuré !
Donnez-leur des explications : ils ne vous croiront pas ou comprendront autre chose ;
Aimez-les en toute sincérité : ils vous trouveront malhonnête.
A présent que les tordus voient les droits tordus aussi,
Ne comptez plus être utile à qui que ce soit !
Tous les phénomènes, déclara le Vainqueur, ressemblent à une illusion magique. Mais de nos jours, l’illusion, plus illusoire encore,
N’est qu’une mystification suscitée par un illusionniste :
Redoutez donc cette illusion propre à notre âge décadent !
Les paroles, déclara le Vainqueur, ressemblent à un écho.
Mais de nos jours, toute parole est l’écho d’un écho,
Parole-écho de lèvres hypocrites :
N’éprouvez que dégoût pour ces échos trompeurs.
Ce ne sont pas des hommes que vous voyez, mais des fourbes :
Ils ne vous parlent pas, ils vous mentent.
Vous ne pouvez plus faire confiance à personne :
Vivez donc seul, comme bon vous semble.
En agissant selon le Dharma, vous irez à l’encontre de tous leurs agissements,
En parlant droit, vous irriterez la plupart des gens.
Votre bonté serait parfaitement sincère qu’ils trouveraient à redire :
Il est donc temps pour vous de garder secret ce que vous êtes.
Cachez-vous, physiquement, en vous retirant dans les montagnes désertes ;
Cachez votre parole, en parlant peu, en coupant tout contact ;
Cachez votre esprit en regardant vos seuls défauts en face,
Et vous serez ce qu’on appelle : un « yogi caché ».
Le Trésor du cœur des êtres éveillés, Patrul Rinpoché (1808-1887)
A quitté l’âme des êtres et ils agissent de façon trompeuse :
La raison est tordue et le verbe retors,
Qui peut croire un instant à ce marché de dupes ?
A la triste vue des êtres de cet âge décadent, je me sens si confus.
Quel malheur ! Peut-on encore se fier aux paroles d’un autre ?
Nous sommes sur une île peuplée d’horribles démons cannibales :
Pensez-y et accordez-vous la plus grande des grâces !
Longtemps, votre principe conscient a erré, solitaire ;
Pressé par le karma, il a pris ici renaissance.
Bientôt, comme un cheveu extrait du beurre,
Vous partirez tout seul, laissant tout derrière vous.
Comme je ne puis que me vouloir du bien,
Il ne me reste plus qu’à être honnête avec moi-même ;
Si je n’accomplis pas, pour moi-même, la quintessence du Dharma,
N’aurai-je pas, moi-même, détruit mon existence ?
Il n’est rien de plus vil que les pensées et les actes des êtres de cet âge décadent : Personne ne vous aidera ; on cherchera plutôt à vous mystifier,
Et vous-même, vous aurez grand-peine à aider quiconque…
Et si vous coupiez court à toute dispersion ?
Servez-les : vos supérieurs ne seront jamais satisfaits ;
Protégez-les : vos inférieurs ne seront jamais contents ;
Aimez-les : jamais les gens ne se soucieront de vous.
Songez-y, et décidez-vous !
Les érudits ne servent plus la Doctrine et les polémiques font rage ;
Les maîtres accomplis ne peuvent faire le bien d’autrui et les calomnies prolifèrent,
Les dirigeants n’arrivent plus à satisfaire le peuple et la révolte gronde.
Contemplez notre époque jusqu’à en être écœuré !
Donnez-leur des explications : ils ne vous croiront pas ou comprendront autre chose ;
Aimez-les en toute sincérité : ils vous trouveront malhonnête.
A présent que les tordus voient les droits tordus aussi,
Ne comptez plus être utile à qui que ce soit !
Tous les phénomènes, déclara le Vainqueur, ressemblent à une illusion magique. Mais de nos jours, l’illusion, plus illusoire encore,
N’est qu’une mystification suscitée par un illusionniste :
Redoutez donc cette illusion propre à notre âge décadent !
Les paroles, déclara le Vainqueur, ressemblent à un écho.
Mais de nos jours, toute parole est l’écho d’un écho,
Parole-écho de lèvres hypocrites :
N’éprouvez que dégoût pour ces échos trompeurs.
Ce ne sont pas des hommes que vous voyez, mais des fourbes :
Ils ne vous parlent pas, ils vous mentent.
Vous ne pouvez plus faire confiance à personne :
Vivez donc seul, comme bon vous semble.
En agissant selon le Dharma, vous irez à l’encontre de tous leurs agissements,
En parlant droit, vous irriterez la plupart des gens.
Votre bonté serait parfaitement sincère qu’ils trouveraient à redire :
Il est donc temps pour vous de garder secret ce que vous êtes.
Cachez-vous, physiquement, en vous retirant dans les montagnes désertes ;
Cachez votre parole, en parlant peu, en coupant tout contact ;
Cachez votre esprit en regardant vos seuls défauts en face,
Et vous serez ce qu’on appelle : un « yogi caché ».
Le Trésor du cœur des êtres éveillés, Patrul Rinpoché (1808-1887)
dimanche 21 mars 2010
Les Forges Numériques
(Un petit mot pour les consommateurs spirituels du net)
Sur les forges de métal, se préparent les outils nécessaires au travail des champs, indispensables pour nourrir le corps des hommes.
Sur les forges de métal, se préparent les outils nécessaires au travail des champs, indispensables pour nourrir le corps des hommes.
Sur les Forges Numériques, se préparent les outils qui nourrissent le coeur et l'esprit de tout "homme de bonne volonté".
Amoureuses du Dragon, donnant sans attendre en retour, elles se nomment pour parader.
Elles ne demandent qu'à être lues, comprises et appliquées, car il y a ici plus que des mots et des idées. Elles donnent de précieuses clés pour le pratiquant, qu'il soit mystique, méditant, ésotériste, spiritualiste, ou même tout cela en même temps. On peut être un serviteur du Dieu et de la Déesse, un adepte du Védanta, un méditant Zen, un passionné de Kabbale, un fidèle du Fol-Amour ou que sais-je encore, et cependant y trouver des clés opérationnelles pour nous aider dans notre propre pratique spirituelle.
Se sont les Forges Numériques, qui travaillent jour et nuit. Oubliez ce que vous pensez connaître de la Voie, et lisez attentivement avant de juger. Ces outils sont offerts à tous, mais seuls les coeurs vides de prétentions spirituelles pourront les utiliser convenablement. Ne dites pas : "cet outil ne vaut rien" ; demandez-vous plutôt si vous savez vous en servir, et si vous voulez réellement vous en servir. Ce n'est pas une partie de cache-cache ; on ne triche avec la Voie : on ne triche qu'avec soi-même ; et on peut continuer à se mentir indéfiniment ; ou changer d'attitude...
Se sont les Forges Numériques, qui font de l'homme le fer à battre, de la pratique un puissant marteau, des sagesses anciennes une enclume stable. Soumis au feu de l'Amour, et pris dans les pinces de la foi et de la dévotion, l'esprit y est travaillé jusqu'à révéler sa nature propre. Dégagé des scories de l'égo, il rayonne enfin de lui-même, conscient du don que lui donne la Nature de pouvoir faire ce travail.
Se sont les Forges Numériques, qui ont tant à offrir ; mais ne négligez pas les Forgerons, sans qui ces Forges n'existeraient pas. Respectez leur travail ; cessez de prendre aveuglément, car cela ne vous profitera pas ; ne soyez pas comme tous ces consommateurs du net qui, sans le moindre scrupule, se gavent impunément pour grossir leur propres écrits, sans jamais citer leurs sources ; si vous ne respectez pas leur travail, vous ne vous respectez pas vous-même, ni la voie que vous prétendez servir ; soyez de vrais disciples, et non des égos avides de pouvoir et de maîtrise ; cessez de vous mentir en vous prenant pour des maîtres qui savent, alors que vous ne savez que si peu de la condition de disciple ; vous en tirerez le plus grand bénéfice, car la Voie ne se montre pas aux prétentieux, mais aux êtres humbles et honnêtes envers eux-mêmes.
Une fois travaillé, le fer est plongé dans l'eau ; pour l'esprit, c'est la plongée dans l'Abîme. Quand il ressort, il ne peut subsister d'orgueil ni aucune prétention égotique à avoir atteint "l'éveil", ou toute forme de réalisation spirituelle. Ceux qui réellement traversent l'Abîme, sont à jamais dépourvus de subterfuges et de mensonges envers eux-mêmes.
P.N.
Une fois travaillé, le fer est plongé dans l'eau ; pour l'esprit, c'est la plongée dans l'Abîme. Quand il ressort, il ne peut subsister d'orgueil ni aucune prétention égotique à avoir atteint "l'éveil", ou toute forme de réalisation spirituelle. Ceux qui réellement traversent l'Abîme, sont à jamais dépourvus de subterfuges et de mensonges envers eux-mêmes.
P.N.
Prière pour le Carême
Seigneur !
Fait que je ne me laisse point corrompre ;
Fait que je reste droit et juste envers mes semblables,
Ne cédant ni à l'orgueil, ni à la vanité, ni au mensonge ;
Accorde-moi la Sagesse de bien aimer tous ceux et celles
Que Tu mettras sur ma route,
Et l'Intelligence de ne point les égarer davantage.
Amen.
Fait que je ne me laisse point corrompre ;
Fait que je reste droit et juste envers mes semblables,
Ne cédant ni à l'orgueil, ni à la vanité, ni au mensonge ;
Accorde-moi la Sagesse de bien aimer tous ceux et celles
Que Tu mettras sur ma route,
Et l'Intelligence de ne point les égarer davantage.
Amen.
vendredi 4 décembre 2009
Ignorance
Rien, je n'ai rien compris !
Je n'ai rien changé.
Tout est pareil qu'avant.
Mêmes maux, mêmes douleurs.
"Je ne me laisse pas le choix de savoir ou non
Quand il est avec Moi".
J'ignore le travail qui se fait dans le secret.
Malgrès tout, je demeure fidèle.
La croyance emprisonne,
La foi libère.
C'est la Nature qui décide.
25.10.2004
Je n'ai rien changé.
Tout est pareil qu'avant.
Mêmes maux, mêmes douleurs.
"Je ne me laisse pas le choix de savoir ou non
Quand il est avec Moi".
J'ignore le travail qui se fait dans le secret.
Malgrès tout, je demeure fidèle.
La croyance emprisonne,
La foi libère.
C'est la Nature qui décide.
25.10.2004
Soleil
Amour Sacré !
Feu dévorant
Et Suaves larmes !
Déchirure du Coeur !
Blonds, blonds,
Les spasmes lumineux !
Le Sol, le Ciel !
Mouvements et rondes
Masquent l'Axe Immobile !
Et dansent, dansent les vies vagabondes
Des Amants du Sans-Arrêt !
8.03.2005
Feu dévorant
Et Suaves larmes !
Déchirure du Coeur !
Blonds, blonds,
Les spasmes lumineux !
Le Sol, le Ciel !
Mouvements et rondes
Masquent l'Axe Immobile !
Et dansent, dansent les vies vagabondes
Des Amants du Sans-Arrêt !
8.03.2005
jeudi 3 décembre 2009
Regard
Regarder en soi,
Toujours plus profondément.
Vers le lieu où je ne suis pas,
Et y disparaître.
Vide de moi-même,
Je suis plein du Tout.
Acquérir est très aisé,
Renoncer, beaucoup plus hardu.
Ce qui devrait être un mouvement naturel,
Semble si difficile.
Car la cupidité de l'homme est sans limite,
Et qu'il est lui-même la dernière chose
A laquelle il osera renoncer.
De cela nous souffrons tous.
Alors le Vide de nous-mêmes crie,
Et naît la souffrance.
Assurément, le lâcher prise
Est source de bonheur.
10.01.2008
Toujours plus profondément.
Vers le lieu où je ne suis pas,
Et y disparaître.
Vide de moi-même,
Je suis plein du Tout.
Acquérir est très aisé,
Renoncer, beaucoup plus hardu.
Ce qui devrait être un mouvement naturel,
Semble si difficile.
Car la cupidité de l'homme est sans limite,
Et qu'il est lui-même la dernière chose
A laquelle il osera renoncer.
De cela nous souffrons tous.
Alors le Vide de nous-mêmes crie,
Et naît la souffrance.
Assurément, le lâcher prise
Est source de bonheur.
10.01.2008
mardi 10 novembre 2009
Regarde
Regarde les gens vivre,
C'est le sommeil de la vie s'ignorant elle-même.
Regarde la vie,
C'est le sommeil des gens s'ignorant eux-mêmes.
Regarde le Ciel,
Il parle toujours avec la Terre.
Regarde Dame Nature,
Elle fait bien les choses,
Mais nous, nous sommes à coté de nos pompes.
15.07.2007
C'est le sommeil de la vie s'ignorant elle-même.
Regarde la vie,
C'est le sommeil des gens s'ignorant eux-mêmes.
Regarde le Ciel,
Il parle toujours avec la Terre.
Regarde Dame Nature,
Elle fait bien les choses,
Mais nous, nous sommes à coté de nos pompes.
15.07.2007
mercredi 4 novembre 2009
L'Ame du Monde
La Grande Clarté est invisible au plus grand nombre.
La Sagesse ne profite qu'à bien peu.
L'Ame du Monde hurle, comme un enfant qu'on torture.
Tous les saints doivent se retourner dans leurs tombes,
De voir ce que l'homme puissant est devenu.
Libères-toi vite !
Il reste peu de temps,
Avant que Mère-Nature ne réponde à ce cri,
Dans un fracas épouvantable.
O3.01.2008
La Sagesse ne profite qu'à bien peu.
L'Ame du Monde hurle, comme un enfant qu'on torture.
Tous les saints doivent se retourner dans leurs tombes,
De voir ce que l'homme puissant est devenu.
Libères-toi vite !
Il reste peu de temps,
Avant que Mère-Nature ne réponde à ce cri,
Dans un fracas épouvantable.
O3.01.2008
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